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AS400 et ransomware : pourquoi l'IBM i reste debout quand Windows tombe

AS400 et ransomware : pourquoi l'IBM i reste debout quand Windows tombe

Un lundi matin pas comme les autres

Samedi 15 mai 2021, un ransomware frappe une entreprise équipée d'un IBM i. Le lundi matin, les salariés découvrent que leurs PC et serveurs Windows sont verrouillés : messagerie Exchange, Active Directory, serveurs d'expédition, tout est chiffré.

Tout, sauf un serveur : l'IBM i. Il était pourtant branché sur le même réseau, et les attaquants y avaient accès. Ses données sont restées intactes, et la reprise d'activité a démarré dès le mardi (IT Jungle, 2021).

Ce n'est pas un cas isolé. Chez les spécialistes de la plateforme, le même récit revient : le parc Windows est paralysé, et l'IBM i, l'héritier de l'AS400, continue de traiter les commandes, la paie et les stocks (CNX). Une résilience d'autant plus précieuse que la menace ne cesse de grandir.


Des cyberattaques en forte hausse depuis 2022

En France, le nombre d'incidents confirmés par l'ANSSI a bondi de 64 % entre 2022 et 2025. Un incident, c'est une attaque où un acteur malveillant a réellement réussi à agir sur le système d'information de la victime (Next, 2026).

Année Incidents confirmés par l'ANSSI
2022 831
2023 1 112
2024 1 361
2025 1 366

Les PME, TPE et ETI sont en première ligne : elles représentaient 37 % des victimes de rançongiciels connues de l'ANSSI en 2024 (ANSSI).

Dans le monde, 2025 a battu tous les records : 7 515 victimes de ransomware affichées publiquement, soit 58 % de plus qu'en 2024, par 124 groupes criminels différents (GuidePoint, 2026). L'industrie, où l'IBM i est très présent, est le secteur le plus touché avec 14 % des attaques. Et la tendance se poursuit : au deuxième trimestre 2026, les victimes ont encore progressé de 43 % sur un an.


Surface d'attaque : l'IBM i face aux serveurs x86

Le contraste est frappant. En 2025, Microsoft a corrigé 1 130 vulnérabilités sur l'ensemble de ses produits, dont 41 failles « zero-day », exploitées ou rendues publiques avant leur correctif (Tenable).

Côté IBM i, on recense environ 120 vulnérabilités publiées depuis 2013, en treize ans. Aucune ne figure au catalogue de l'agence américaine CISA, qui répertorie les failles activement exploitées par les attaquants (RadicalNotion).

Les attaques démarrent donc presque toujours côté x86 : messagerie, postes de travail, Active Directory, ou équipements exposés sur Internet. En 2024, plus de la moitié des opérations de cyberdéfense de l'ANSSI ont eu pour origine des failles sur des pare-feux ou des passerelles VPN (ANSSI).


Pourquoi l'IBM i résiste là où Windows tombe

La solidité de l'IBM i ne doit rien au hasard : la sécurité est inscrite dans son architecture depuis le lancement de l'AS400 en 1988. Trois raisons l'expliquent.

Tout est objet. Sur IBM i, chaque élément (programme, fichier, file d'attente) est un objet typé, protégé par ses propres autorisations. Un exécutable Windows déposé sur le serveur reste un fichier inerte : il ne peut pas s'y exécuter.

La sécurité est dans le système, pas par-dessus. Niveaux de sécurité, droits par objet, journal d'audit : tout est natif dans le système d'exploitation. Nul besoin d'empiler des logiciels tiers pour obtenir une base solide.

Les ransomwares ne parlent pas sa langue. Les groupes criminels industrialisent leurs attaques sur Windows et sur les hyperviseurs VMware, là où se trouve le volume de cibles. L'IBM i, avec son architecture propre et sa base de données Db2 intégrée, sort complètement de leur mode opératoire.


Des serveurs IBM i de mieux en mieux sécurisés

Depuis 23 ans, l'éditeur Fortra publie une étude annuelle sur la sécurité réelle des serveurs IBM i. L'édition 2026, fondée sur l'analyse de 163 partitions, constate une amélioration pour la troisième année consécutive (IT Jungle, 2026).

Indicateur (étude Fortra 2026) Résultat
Systèmes au niveau de sécurité 40, recommandé par IBM 87 %
Systèmes avec le journal d'audit natif activé 96 %
Systèmes contrôlant leurs accès réseau par programmes d'exit 73 % (35 % en 2024)
Utilisateurs disposant d'un accès total (*ALLOBJ) 8 % (11 % en 2025)

IBM y contribue directement : depuis IBM i 7.5, les serveurs sont livrés avec le niveau de sécurité 40 activé par défaut. La protection dépend donc de moins en moins des réglages de chaque entreprise.


IBM i 7.6, Power10 et Power11 : la sécurité jusque dans le processeur

IBM i 7.6 : la double authentification intégrée. Sortie en avril 2025, cette version intègre l'authentification multifacteur (MFA) directement dans le système, sans surcoût (IT Jungle, 2025). Elle ajoute aussi le chiffrement de l'espace disque principal du serveur, l'ASP système.

Power10 : des données chiffrées jusque dans la mémoire. Les serveurs Power10 chiffrent les données en mémoire de façon transparente, sans aucune configuration (IBM). Ils embarquent quatre fois plus de moteurs de chiffrement par cœur que Power9, ainsi qu'une défense intégrée contre certaines techniques d'attaque. Les modèles S1014, S1022 et S1024 mettent ces protections à la portée des PME comme des grands comptes.

Power11 : la détection des ransomwares en moins d'une minute. Commercialisé depuis juillet 2025, Power11 s'accompagne d'IBM Power Cyber Vault. Cette solution garantit la détection d'une menace ransomware en moins d'une minute, et s'appuie sur des instantanés immuables capturés et testés automatiquement (HWBusters). Power11 intègre aussi une cryptographie résistante aux futurs ordinateurs quantiques, et un démarrage sécurisé qui vérifie l'intégrité du firmware jusqu'au système d'exploitation.

Concrètement, même si le reste du système d'information est chiffré, sauvegardes Windows comprises, une copie saine et vérifiée des données IBM i reste disponible. Le périmètre de Cyber Vault (stockage, services associés) s'étudie au cas par cas : c'est précisément le type de projet sur lequel nous vous conseillons.


Votre IBM i, un atout sécurité à valoriser

L'IBM i a prouvé qu'il pouvait rester debout quand le reste du système d'information tombe. Avec IBM i 7.6, Power10 et Power11, cette solidité se renforce jusque dans le matériel.

Marxer Informatique accompagne les entreprises sur tout le cycle de vie de leurs serveurs IBM Power :

  • Migration de système : transfert de vos applications et de vos données vers un nouveau serveur 
  • Mises à jour : montée de version IBM i. Application des correctifs de sécurité...
  • Continuité d'activité : plans de reprise d'activité et réplication avec Quick-EDD.
  • Matériel et maintenance : vente de serveurs neufs et reconditionnés, maintenance matérielle et reprise de votre ancien parc.

Votre AS400 commence à dater ? Nous construisons avec vous un plan de migration adapté, en limitant au maximum l'interruption de votre activité.

Contactez-nous ou appelez le 03 88 02 85 85 pour faire le point sur la sécurité et l'avenir de votre IBM i.


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